Anathème # 55

«Allons, bientôt il va être l'heure… Préparons la suite maintenant!!»Tout les trois d'un commun accord, se dirigent vers le corridor et la porte cachée derrière la tenture de lourd velours rouge, au fond de la pièce. C'est cette même porte que Vic n'a pu ouvrir lors de sa découverte, il n'y a que quelques heures!! Ils écartent le rideau et disparaissent  ensembles derrière… La porte se referme brutalement sans ne rien laisser percevoir de ce qui s'y trouve au-delà.

Vic, sursaute et se trouve fortement ébranlée nerveusement par toutes ces dernières heures passées. Seule, elle se laisse aller aux larmes en silence. Comme perdue, sous toutes ces tensions, de grosses perles salées coulent sur ses joues et ruissellent sur la peau nue de son cou !! Une bonne demi heure se passe ainsi avant que personne d'autre ne se manifeste.

Puis soudain, comme par magie, un des deux gredins réapparaît au beau milieu de la pièce. C'est l'homme de tout à l'heure, qui est déjà passé dans le dos de Vic. Elle lève les yeux, son maquillage dégouline de partout sur ses joues. Il s'approche et prend un mouchoir de sa poche, s'approche encore… Instinctivement, la jeune femme cherche à se reculer. Mais les chaînes meurtrissent vite ses chairs et la force à rester tranquille. Vic, se sent rougir et ne voit plus que ses deux yeux extrêmement bleus, brillants et enjoués ressortir du masque vénitien pour se poser sur son corps d'albâtre. Le blanc immaculé du postiche avec un tel bec même plus court que celui du chef de bande lui donne un air d'oiseau de proie des plus terrifiant et repoussant.

«N'ai pas peur, je ne te veux aucun mal… Personne d'ailleurs, ne te fera du mal, crois moi!! J'ai perçu tout à l'heure que ton corps commençait à apprécier mes caresses… Ta vie n'est pas en danger si tu te laisses aller à la volonté d'Antonin tout finira bien!!»

Approchant doucement sa main vers le visage de Vic, celle-ci se laissa faire et ne détourna pas la tête au contact du mouchoir sur sa joue. Lentement, avec précaution il essuya les traces noires du rimmel ayant maculé les pommettes de la prisonnière.

« Voilà, tu seras mieux ainsi !! Tu es vraiment une belle femme… Tiens, bois cela !! Ça te fera du bien, ne crains rien. Ce n'est pas du poison, juste… Ça t'aidera, bois !! » 



Article ajouté le 2008-07-16 , consulté 8 fois

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