Anathème # 40

Revenues de leur petit voyage sensuel, les deux coquines se réajustent… Un baiser rapide, une envolée de tendresse sur les lèvres et hop les voilà prête à enfin travailler.

« Tu as visité déjà l'école je crois ? » Commence Amélie.

« Oui… »

« Alors commençons par cette maison ci, derrière, veux-tu ?  »

« Ok, pas de problèmes »

Elles se retournent et regarde d'un peu plus près la demeure en question. Une maison haute avec un étage surélevé d'un grenier à lucarnes et une coure intérieure clôturée de murs ne laissant rien percevoir de ce qui se cache de l'autre côté. Ami pousse la grande porte de bois massif du porche d'entrée et le regard embrase la coure gagnée par les herbes hautes. Une sente tracée au travers permet d'avoir accès à la maison sans trop de difficulté. La porte d'entrée ne grince pas, la demeure ne sent pas ni le renfermé, ni le moisi, le sol est propre…

Victoria s'étonne :

« Cela ne fait pas très longtemps que cette maison est fermée ?? »

« Pourtant de ce que j'en sais… Si !! »

Elles parcourent la maison de fond en comble, prennent des photos pour le site de l'agence. Partout la maison est comme inhabitée depuis peu… Pas propre véritablement mais pas sale non plus, de la poussière certes… Au moment de sortir, l'œil de la professionnelle remarque une petite porte massive dans un angle mort de l'entrée. Elle avait jusque là passée inaperçue… Cette porte est bien différente de toutes les autres de la maison des plus standards. Vic essaie de la pousser mais sans résultat !!

« Elle est fermée ? Tu as la clef ? »

« Normalement oui, je ne sais pas trop… »

Elles font plusieurs tentatives dans la serrure lorsqu'enfin le pêne libère la fermeture. Vic pousse doucement la porte, une froideur inhabituelle saute aux visages des deux femmes dés l'ouverture. Les yeux de Vic sont comme figés sur le spectacle. La pièce n'a aucun éclairage naturel. Aucune ouverture n'est visible et la lumière que fournit l'entrebâillement de la porte ne suffit pas pour distinguer la totalité de la pièce. Aussi, en femme avertie sort-elle une pile électrique de sa poche. Sa vision va de surprise en surprise. Des candélabres, avec des chandelles éteintes sont tout autour de la petite pièce, l'air y est suffocant. Une fragrance d'encens poivré et aux senteurs indéfinissables  emplit l'air ambiant. Le centre est occupé par une sorte d'autel de pierre du pays sur lequel trône ciselé dans la masse, en grand, là aussi, les volutes que l'on retrouve sur la boîte qui renfermait le cahier de l'institutrice. Mais aussi et surtout sur le bras d'Ami.



Article ajouté le 2008-07-02 , consulté 7 fois

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