Anathème # 13Peu à peu, je reprends mes esprits… Sortie la première de ma condition d'abandon, surprise par ce qui vient de se passer, je rabats ma jupe, repositionne tant bien que mal mon corsage où mon sein encore gonflé déborde toujours et je sors comme une furie du confessionnal. L'église est froide et très sombre maintenant. L'odeur de l'amour terrestre y règne… Deux corps sont enlacés sur un banc, un homme et une femme dans un état second se remettent aussi de leurs émotions, les bras comme en croix. Est-ce une église ou le repère de Satan ? Je n'attendant aucune réponse à cette question de mon subconscient et fuis me réfugier à l'école honteuse et à la fois heureuse du plaisir retrouvé…Victoria le visage empourpré, n'en crois pas ses yeux…La lecture l'a mise dans un état d'extrême tension. Tous son corps est tendu et vibrant !! Son ventre se soulève rapidement comme si elle venait de courir 15 kilomètres à plein régime. Elle regarde dehors, la nuit est tombée. Il est grand temps de fermer boutique et de rentrer… Amélie n'a pas donné signes de vie à son grand désarroi. Le tatouage ? Que veut donc dire le tatouage qu'apparemment on retrouve dans cette église si bizarre ? Quel rapport avec cette belle jeune femme qui vient de lui taper dans l'œil ? Quel pouvoir maléfique a-t-elle donc pour l'avoir ainsi tant subjuguée en une seule après midi … La soirée interminable s'étire en longueur et Victoria n'ose rouvrir le manuscrit précieux qui ne la quitte pratiquement plus. Que va-t-elle encore y découvrir ?? Sa tête est pleine de questions qui resteront encore un long moment semble t-il sans réponse. Le seul endroit où elle pourra trouver des explications est ce cahier jaunit par le temps… L'ennui la gagnant, elle décide d'aller au lit de bonne heure. Sa nuit est peuplée de rêves érotiques tous plus absurdes les uns que les autres. Elle se voit faire l'amour avec le père Antonin. En face, Constance seule, les épie de l'autre côté dans le confessionnal. Mais cette Constance là a les traits d'Amélie. Elle se voit jouir et entend sa compagne de plaisir faire de même derrière la claustra de bois séparative. Cela exacerbe encore plus son désir du curé et elle s'offre sans pudeur, ni retenue au représentant de dieu. Tout en dormant, sa main se pose sur son pubis et y caresse doucement sa fine toison. La nuit est donc fort agitée, Victoria dort non plus dans mais sur le lit… Elle ne cesse de bouger, son corps n'est que feux, ses seins sensibilité. Son entre jambe surchauffée, elle écarte et referme en de lents mouvements ses cuisses, ses doigts sur son sexe humide. Au réveil, les brumes du sommeil se dissipent et les souvenirs s'estompent doucement. Une douce commotion dans laquelle elle souhaite encore rester un peu est apparue sitôt les yeux ouverts. Elle est amoureuse, c'est sûr !! Amélie, une femme, est dans sa tête toute la journée et maintenant dans ses rêves les plus tendres et les plus sensuels qu'ils soient Article ajouté le 2008-06-03 , consulté 4 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Anathème (Épicure) "Retour aux articles |
Espace de gestion
Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Jeux vidéos PC |