Anathème # 12

Mais bientôt des bruits répétitifs se font entendre, le bois vibre et grince en gerbes sonores… L'église est emplit d'un tapage et de cliquetis divers pouvant sans peine faire sauver le bon dieu lui-même de sa croix. Je n'ose penser ce qui se passe de l'autre côté mais mon corps lui commence à comprendre… Je sens comme une brûlure dans le bas de mon ventre et de nombreux fourmillements tout du long de mon épine dorsale. Les rideaux sont chahutés comme par des courant d'air et s'entre baillent de loin en loin. D'abord n'osant lever les yeux, bientôt n'y tenant plus je fixe l'étoffe dans l'espoir d'y découvrir ce qui se passe par de là la barrière de bois ajourée!! Mon cœur bat la chamade à tout rompre, ma tête fourmille d'idées impudiques et lascives. De petites rumeurs enflent par moment et semblent commeétouffées pour mieux se répandre quelques secondes plus tard dans le silence froid de l'église. Il n'y a plus à ci méprendre, je dois revoir mon jugement premier, cette femme là ne pleure pas mais éprouve un plaisir intense sous les coups de boutoir de notre jeune curé. Je suis stupéfaite par ma découverte et encore bien plus par la réaction de mon corps  depuis si longtemps esseulé. Je me prends à espérer être à la place de l'inconnue chanceuse et de subir les assauts du représentant de l'Eternel. Je me vois transpercée de cette pine qui doit être si vaillante au travail et si dure et raide de consistance. D'un coup la tenture du volet, se retrousse et les fesses du jeune abbé m'apparaissent dans toute leur splendeur juvénile tout contre le bois nous séparant. Je les vois distinctement aller et venir contre le treillage et s'y écraser avec force. La marque rouge du choc sur son céleste popotin s'y imprime un peu plus à chaque nouveau recul précipité.

Les yeux écarquillés sur cette vision satanique, mon corps languissant et surchauffé, ma main plonge dans mon entre jambe enflammé de désir. Ma jupe est retroussée sur mes genoux jusqu'à la taille et je suis avachie sur le coffre de manière à ce que mes jambes écartées libèrent totalement ma féminité. Je perçois l'odeur forte de mon sexe qui se mélange à celles passant au travers des panneaux de bois voisins. Ces senteurs sont pour moi aphrodisiaques depuis toujours et m'entraînent au plus profond du désir me rendant complètement folle, comme d'habitude… Mes yeux sont rivés sur les fesses blanches et rebondies d'Antonin. Mes doigts  écartent doucement mes lèvres vaginales…Y découvrent un clitoris gorgé de revendications salaces et trouvent un malin plaisir à le titiller avec entrain. Je commence aussi à gémir doucement à l'unisson avec mes deux protagonistes du moment. Le plaisir de l'inconnue monte en moi… Je sens ma grotte devenir très chaude et mouillée. Mes doigts l'explorent à qui mieux, mieux… Je la triture en cadence avec le père Antonin qui souffle comme s'il était en moi pour de bon. Mon imagination m'aspire dans la spirale du désir éhonté et me donne envie de cet homme, curé de surcroît. Une de mes mains s'est posée sur mon corsage et l'a bientôt déboutonné. Mes deux seins ronds et lourds, tendus à craquer en sortent par l'échancrure toute grande ouverte. Les tétons sont pointus et ma main les asticote. Je tire et appuie dessus en me régalant du spectacle et des sons annonciateurs du plaisir non loin !! Elle va bientôt jouir, je le sens, je le sais !! J'ai positionné le coussin de velours entre mes cuisses que j'ouvre et referme dessus. Je m'y frotte comme une forcenée, me transperce par intermittence  de ma main. C'est son sexe à lui qui me défonce… La litanie de ma partenaire improvisée monte doucement. Je m'abandonne à son plaisir que je ressens de la même manière au travers mon vagin surexcité et béant. Mon clitoris, englué de mouille ne fait plus que vibrer. L'orgasme qui se prépare n'a jamais atteint une telle intensité dans le passé. Je tremble de tous mes membres comme électrifiée de l'intérieur. Mon ventre se soulève avec une force extraordinaire en alternance avec mes mouvements de main. Je crie rageusement, et en veux encore plus. L'air de l'église est déchiré par tout ce tohu-bohu de luxure et mon appétit charnel. Un instant monsieur le curé jette un œil de mon côté et me voit dans cette tenue peu catholique. Cela décuple son ardeur et accélère ses va et viens. J'aperçois aussi les cuisses grandes ouvertes de l'heureuse élue, ses chaires tressaillent sous les forts coups de boutoir. Elle ânonne indistinctement des mots sans suite et arque son corps au ciel. Ne tenant plus au programme que l'on me sert, je saute sur mes jambes et m'approche une main dans mon vagin dégoulinant. Je me cabre un peu, m'accroche à la claustra séparative et avance ma bouche entre les croisillons. J'ai une envie folle de lécher le derrière du tit curé. Ma langue se fait large sur son cul et il comprend sans peine ce que j'attends de lui. Il frictionne son postérieur énergiquement à la barrière  tout en continuant à limer le con de sa belle… Elle commence à partir pour le chemin de non retour et l'abbé se démène entre ses cuisses comme jamais. La sueur coule sur ses reins et forme une rivière abondante entre ses fesses pour aller se perdre sur ses couilles tendues. Sa rosette très proche de moi se dilate au rythme de sa course folle vers la félicité. Il mugit et brame comme un vrai cerf à la saison des amours…Le confessionnal est chahuté au plus haut point. Les planches grincent et crissent au beau milieu des gémissements et des roucoulements de l'amante et de moi-même. Ma monté au ciel accompagne la sienne sans autre prérogative que la jouissance toute proche. J'aperçois l'œillet du curé luisant se contracter follement puis se relâcher pour s'entrouvrir à nouveau lorsqu'il heurte le bois de son cul. Une irrésistible envie me traverse l'esprit et d'un coup mon index est posé sur son anus. A son premier recul, mon doigt y pénètre brutalement mais sans peine… L'abbé rugit comme un fauve pris au piège. Se faisant, il donne un extraordinaire coup de dard qui arrache à la belle un cri furieux d'orgasme fulgurant. Sous la poussée son corps a chaviré de côté et se fait empaler tout de go au plus profond de son intimité. Comme dans un commun accord, accrochée à l'espalier scindant le cabanon je suis moi aussi secouée par d'incoercibles  spasmes vaginaux  et de délectation suprême… Mon bonheur est aussi total !!



Article ajouté le 2008-06-02 , consulté 2 fois

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