Toi et moi, main dans la main, nous nous promenons ce soir…

Il fait doux, le soleil a décliné, la chaleur de l'après midi a vite laissée la place à la fraicheur. Je fixe le rythme de mes pas sur les tiens, sur tes petites enjambées. Lentement on gagne le centre de la ville qui vient de s'éclairer. On est bien ainsi, ensemble… On marche sans but réel, juste pour le plaisir de passer un bon moment et prolonger cette journée où nous nous sommes rencontrés pour la première fois !! Maintenant, on s'interroge, où continuer notre soirée en tête à tête. Tes gouts sont identiques au miens, tu n'aimes pas les endroits trop bondés, fréquentés par de pseudos fêtards ou des adolescents trop bruyants.

On se dirige donc dans un bar qu'il m'arrive de fréquenter de temps à autres. Ce soir là il n'est pas aussi bondé que d'habitude. Pourtant dès le seuil franchi quelqu'un te fait un petit signe de la main, un autre une œillade mirobolante. A notre arrivée, les conversations se ralentissent et bien disparaissent. Les hommes de l'endroit non d'yeux que pour toi et ta beauté!!! Je ressens comme une fierté de t'avoir à mes côtés et ton aura m'éclaboussait moi aussi. Je me sens un peu jaloux, comme si on me volait de ton temps, de ta présence, se soir je te voulais à moi, rien qu'à moi !

J'essaie de noyer mes envies dans la bière, ou alors est-ce peut-être noyer ma raison et franchir cette limite que mes principes m'imposent ? L'heure tourne, le bar fermera dans quelques instants et j'aimerais pouvoir retenir les aiguilles qui égrainent le temps et rester auprès de toi, même si je dois te partager avec cette multitude de spectateurs avides de regards éloquents. Puis d'un coup, tu te retournes vers moi, un petit sourire au coin des lèvres et tu me proposes de terminer la soirée chez moi…

Nous allons enfin avoir un peu plus d'intimité. J'en rêve depuis si longtemps !! Je la veux cette intimité, je te veux toi. C'est comme un feu dans le bas de mon ventre qui se déchaine.

A nouveau dehors la fraicheur nous entoure et tu me suis à travers les petites rues qui mène jusqu'à chez moi. Si je pouvais te plaquer contre le mur d'un de ces bâtiments, emplir ton espace de mon corps et de ces murs pour que tu ne t'échappes, poser ma bouche sur la tienne, étouffer tes cris avec ma langue, sentir ton corps tendu sous la surprise et enfin s'alanguir en guise d'acquiescement à mon étreinte. Je glisserais une main sous ton manteau, jusqu'à de ton sein, tendre au travers duquel je sentirais les pulsions de ton cœur s'accélérer sous l'envie…Oui tu me désirais tout autant que je te désire alors enfin tu te pendrais à mon cou, répondrais à mes baisers, riposterais à mes caresses en m'enserrant à ton tour. Le souffle court tu finirais par me repousser doucement et glisserais ta main dans la mienne pour m'entrainer jusqu'à chez moi. Ils serraient long ces 400 derniers mètres à parcourir, remplis de haltes dans chaque coin sombre pour nous enlacer encore et faire monter notre désir. Enfin à ma porte, frénétiquement je fouillerais ma poche pour retrouver mes clefs. On se glisserait jusqu'à l'ascenseur, collé l'un contre l'autre, les yeux dans les yeux, le cœur battant la chamade.

Quelques marches, encore une porte et nous voilà chez moi. A mon départ, j'ai oublié d'éteindre les étranges petites lampes bleues de l'entrée et du salon. J'aime leur clarté tamisée qui donne des aspects de tente touareg à mon appartement et où le salon est envahi de gros coussin moelleux et accompagnés de bougies odorantes. Pas le temps d'allumer le reste de lampes de toute façon, tu es contre moi. Déjà tu fais glisser la fermeture éclair de ma veste, je déboutonne maladroitement ton manteau, ces premiers vêtements tombent à terre. Tu te blotties dans le creux de mon cou, tu respires mon odeur, tu m'embrasses suavement, me mordilles, glisses une main sous mon sweater. Tes mains si douces me font frissonner. C'en est trop, mes pulsions deviennent incontrôlables. Je t'entraine sur le lit, t'y pousse un peu brutalement. Je suis sur toi. Je fais sauter les pressions de ton chemisier et découvre avec merveille, la blancheur de ta peau contrastant avec la noirceur de ta lingerie brodée. J'embrasse ton cou, ta poitrine, j'y laisse nonchalante une main, que c'est doux, que c'est confortable, ma langue descend le long de ton buste, tu frissonnes je le sens. J'arrive enfin à la hauteur de ton jeans, ma bouche posé sur ton ventre, tu pousses un soupir. Je déboutonne le tissu rêche pour libérer tes hanches rondes et tendres toutes aussi blanches que tes seins rebondis. Je tire sur le tissu bleu entrainant tes dessous par la même occasion. Te voilà pratiquement nue, seuls tes seins sont encore retenus par la fine dentelle noire, que tu es belle mon amour !

A ton tour tes mains s'affairent sur moi, tu m'aides à m'extirper de mon sweater, de mon jeans, de mon boxer. J'ai encore envie de te contempler, mais tu ne m'en laisses pas le temps. Tu m'attires à toi, me griffes le dos, ton souffle s'accélère, tu m'embrasses, me mord la lèvre, tes mains caressent mes fesses. Je n'en peux plus, pas de préliminaires, pas le temps, le désir est trop fort, trop puissant. Je m'enfonce doucement en toi, d'un seul coup, mon regard plongé dans le tiens. Tu es prise d'un spasme, tu renverses la tête en arrière, et laisses échapper un long gémissement, presque un râle. Mon souffle est rauque, je te possède enfin, je suis en toi, entre tes reins. Le feu qui dévorait mon ventre me consume tout entièrement. Je m'enfonce toujours plus profond en toi, tes jambes se referment autour de moi pour accentuer encore plus l'étreinte. Le feu devient trop fort, je mords ton épaule, tu me repousses, te libères de moi, ta bouche picore mes joues, ma bouche, mon torse, tu murmures un « chuuuut », doucement à mon oreille. Tes mains effleurent mon aine, tu tournes autour de ma bite encore luisante de ton excitation. Tu te couches à coté de moi, sur le ventre, tourne la tête ver moi et me susurre « Vient ! ». Quel ordre voluptueux ! Je m'allonge encore sur toi, tes fesses rebondies contre mon ventre, je prends appuis d'une main sur le matelas et de l'autre guide mon désirs dans le plus étroits de tes recoins. Facilement le premier anneau cède, je m'enfonce à nouveau en toi facilement, docilement tu te laisse faire et soupirs, soupirs. L'enlacement autour de ma queue se fait moins présent, tu gémis, tu ondules du bassin, demande encore, plus fort, plus loin. Ma main droite toujours en appuis, je glisse la seconde sous ton seins, je sens ton téton saillir et raidir. Je suis au plus profond de toi, je sens que je vais exploser, tu gémis de plus en plus fort, l'étau autour de ma bite se met à palpiter et tu….

Tu m'appelles par mon prénom, j'entends un rire cristallin c'est le tien. Brusquement, violemment je retourne à la réalité, tu me pinces le bras, nous sommes devant chez toi, j'ai marché à tes côtés, perdu dans mes fantasmes tel un enfant la tête dans les nuages. Tu ris et me demande à quoi je peux bien penser, où je me suis perdu en rêverie pour avoir les yeux si brillant.

Je cherche toujours mes clés, la porte, puis l'ascenseur, la seconde porte, les lumières allumées dans le fond de la pièce, un sentiment de déjà vu mais un gout amer dans la bouche, car il manque le sucre de tes lèvres…

Tu balances ton manteau sur la première chaise venue, m'envoies sur le canapé. Je m'en extirpe aussitôt et file à mon ordinateur où je t'ai préparé une playlist qui normalement devrait te faire craquer et qui devrait s'écouter l'un contre l'autre. Tu as retiré tes chaussures, secoué tes cheveux bruns qui ondulent et es venue t'assoir en tailleur en face de moi. Ce soir, j'espère au moins que tu feras claquer un baiser sur mes joues puis que tu vagabondes enfin sur mes lèvres, sur mon corps…

 



Article ajouté le 2008-04-05 , consulté 9 fois

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